Né
à Toulouse en 1966, avec des racines catalanes par son
grand-père, Pascal Comas est un enfant des bastions historiques
français et espagnols contre le centralisme et l'oppression
des capitales et des Etats.
Fils d'un entrepreneur du bâtiment, dirigeant d'une moyenne
entreprise de plusieurs centaines d'employés, Pascal
Comas a été un témoin privilégié
du parcours du combattant qui est le lot commun de nombreux
chefs d'entreprises en France : administration kafkaienne et
inattaquable quels que soient ses torts et les préjudices
qu'elle cause à l'entreprise, juges communistes ou socialistes
qui font leur loi sur des régions entières, sanctionnant
le patron et protégeant l'employé quel que soit
le fond du dossier, journalistes absents lorsque le dirigeant
multiplie les solutions pour conserver la main d'oeuvre en dépit
de la crise, et présents en masse lorsqu'il ne peut faire
autrement que licencier une partie du personnel, villes communistes
qui imposent les bureaux d'études liés au parti
pour avoir une chance de décrocher un appel d'offre...
Lecteur
précoce et assidu, Pascal Comas dévore Sartre,
Camus, Balzac, Stendhal, Rousseau, Diderot, Voltaire, Orwell,
Huxley, Henry Miller, Norman Mailer...
A
15 ans il découvre Marvin Gaye et la musique Soul.
C'est une révélation et le début d'une
passion qui conditionnera l'ensemble de son parcours. A travers
la musique Soul, Funk, puis Jazz et Rap, il va se passionner
pour l'histoire et la culture du peuple noir américain,
et logiquement pour celles du peuple africain.
A
l'âge de 19 ans il quitte la ville rose pour Paris.
Tout en préparant son diplôme de l'Institut Superieur
du Commerce, en spécialisation Finances, il découvre
le Paris des années 80, celui de l'explosion des métissages,
des grandes heures du Palace, des soirées Zoopsie à
Bobino et de Radio Nova. Un Paris où se télescopent
dans une effervescence et une creativité disparue depuis
les rythmes africains, arabes, latinos, reggae et l'explosion
des nouvelles musiques que sont le rap et la house. Ses études
terminées, c'est tout naturellement qu'il se retrouve,
de fil en aiguille, de plus en plus impliqué dans cet
univers.
Concentrant
ses efforts sur la promotion des musiques noires (Funk, Acid-Jazz,
Rap, Musique Africaine, Reggae), face à un paysage
discographique où le rock et la variété
règnent encore en maîtres absolus, il va alterner
les activités de DJ, organisateur de soirées-
concerts (au Palace), manager-conseil et apporteur de talents
pour les maisons de disques. Parmi les artistes qu'il présente,
conseille ou programme figurent Zebda, encore loin de leur
succès national, et Puppa Leslie, à l'époque
figure du reggae-ragga parisien.
Suivra
une collaboration de huit ans avec les maisons de disques,
d'abord Sony Music, puis Virgin Music chez qui il collabore
aux sorties commerciales des albums de IAM, Assassin, Oxmo
Puccino, Massive Attack, Keziah Jones, Placebo, Air... Son
travail le met en situation d'intermédiaire permanent
entre les artistes et leur public.
En
2000, il décide d'abandonner les maisons de disque
pour prendre en charge la co-direction française d'une
grosse start-up suédoise (Sonox.com) à l'avant-garde
de la vente de musique sur internet. Il signera la distribution
en ligne de 20 labels indépendants dans les domaines
du rap, du reggae et de la musique électronique. Mais
la crise des valeurs technologiques en 2000 et le blocage
par les majors du business légal de la musique sur
internet auront raison de ce beau projet, comme de beaucoup
d'autres avant iTunes.
De
1988 à 2003, soit pendant 15 ans, Pascal Comas a sillonné
les salles de Paris et de banlieue pour des centaines de concerts
dans des domaines aussi variés que le jazz, le rap,
la soul, la salsa, les musiques africaines, cubaines, brésiliennes,
indiennes... Sa passion pour les musiques urbaines que sont
le rap, le ragga, la funk, la jungle l'amènent à
côtoyer le public amateur de ces musiques, dans les
banlieues ou les clubs de Toulouse, Paris, Londres, New-York...
Parallèlement, il multiplie les voyages, le plus souvent
en liaison avec ses affinités culturelles et musicales
: New-York, Londres, Brésil, Cuba, Afrique, Inde, Indonésie...
En
2003, lassé par l'involution artistique des industries
de la musique, par Paris et par la France, il fait le choix
de s'installer en Espagne et d'écrire, en forme d'au
revoir, Pensées à Rebrousse-Poil.
Ce
pamphlet, coup de gueule d'un français fatigué
mais concerné par son pays, est le fruit d'un parcours
atypique. Sans être sociologue, ni journaliste, ni universitaire,
mais passionné de politique, d'économie, et
observateur attentif des codes de la rue, Pascal Comas cultive
l'originalité dans les angles de vue inédits
qu'il propose ou dans sa manière de revenir sur des
problématiques déjà maintes fois analysées
par dautres.
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